La lutte, entre séquence d’EPS et interdisciplinarité, instrument de gestion de la peur et du risque

Réflexion sur le lien EPS – santé à l'école :

Réflexion personnelle sur l'EPS et la santé, suite à l'explication de M. Brun, professeur à STAPS Champs-sur-Marne :

La lutte, entre séquence d’EPS et interdisciplinarité, instrument de gestion de la peur et du risque.

     Enseignant en classe de CE1, professeur de 22 élèves, je suis face à un problème professionnel majeur : un de mes élèves ne veux plus sortir en récréation et ce renferme de plus en plus sur lui-même. Mes élèves étant déjà dans une situation compliqué (climat scolaire), il va falloir en plus, gérer ce problème-là pour le bon déroulement des enseignements dans ma classe. Voici donc une réflexion sur ce problème posé : mes élèves se sont battues dans la cour durant la récréation. L’un deux a peur d’y retourner. Comment gérer tout cela en évitant le rapport de force violent ? En évitant appeler parents ? En évitant que je m’en mêle seulement ? En évitant de mettre « seulement » en place une leçon d’instruction civique et morale ? Toutes ces questions vont nous mener à une triple idée : La lutte, lien majeur entre santé et sécurité grâce à l’interdisciplinarité ?

Si le thème principal est la lutte, nous verrons ces trois idées principales : la lutte, instrument de gestion de la peur et du risque. La lutte, un lien majeur avec la santé et enfin, la lutte, instrument interdisciplinaire qui relie différentes discipline pour le bon développement de l’enfant.

 

1 - La lutte, instrument de gestion de la peur et du risque

 

     Concernant ma séquence, j’ai délibérément choisi de commencer par des activités ludique qui limite le contact physique puisque mon élève, et d’autre notamment les filles, ont peur de ce contact physique (ou du moins ne veulent pas faire cette activité pour X raisons). Nous allons donc commencer directement par des activité avec foulards puis, sur d’autres requérant un contact physique tel que le jeu des « déménageurs ». L’objectif est de rentrer progressivement dans l’activité. Non pas pour en faire des champions de lutte mais bien, pour leur permettre d’acquérir et de développer de nombreuses compétences requise par un futur citoyen en bonne santé (parcours de formation de mes élèves).

 

     Avant d’aborder le risque et la peur, il faut tout d’abord parler de sécurité. Qu’elle sécurité est mise en place lors de mes cours ? Il faut aussi définir ce qu’est concrètement la sécurité pour ne pas se tromper lors de l’apprentissage des compétences de mes élèves. Nous entendons parler lors du parcours de formation MEEF (professeur des écoles) d’une « éducation à la sécurité ». Mais alors, comment j’amène mes élèves à y participer ?

La sécurité est en fait très liée à la prise de risque. En effet, sécurité ne veux pas dire : aucune prise de risque. Mais bien, prise de risque contrôlé, en toute sécurité. Donc, même si le mot sécurité semble s’opposer à la prise de risque, c’est pourtant ce que je dois mettre en place l’école. Monsieur Brun a défini deux sortes de sécurité. La sécurité passive qui correspond à mon rôle, notamment lors d’activité en groupe puisque les élèves, s’ils ne respectent pas les consignes, peuvent se blesser. Ce type de sécurité là m’incombe donc. Concernant mes élèves, nous pouvons parler de sécurité active. Ils vont oser, peu à peu, prendre des risques mesuré et calculé. Bien qu’ils ne s’en rendent pas compte bien évidemment à leur âge. L’important n’est pas qu’ils se disent : « je passe à l’action en gérant ma sécurité », mais plutôt justement, qu’ils fassent, en toute sécurité les activités proposé, adaptés à leur niveau scolaire et personnel (différenciation).

 

     La notion de risque est ambiguë et doit être défini dans le contexte de notre étude. Nous avons déjà parlé rapidement que mes élèves devaient prendre des risques tout en étant en sécurité. Ils vont donc « jouer sur les risques ». Nous devons dès lors définir cette notion de risque. Tout d’abord, les risques physiques peuvent être divers en lutte : traumatismes, saignements, malaises, … Il faut comprendre que si la prise de risque est voulu, cela ne veut pour autant pas dire que mes élèves doivent se faire mal ! Bien au contraire ! Prendre un risque en lutte peux être de tenter d’immobiliser l’adversaire au sol. En revanche, sur le même mouvement, le risque voulu n’était pas que le main de l’élèves glisse et tombe malencontreusement dans la l’œil de son camarade. Voilà la difficulté qu’on certaines personnes pour comprendre cette notion de risque. Le « risque zéro » est inexistant mais rôle enseignant est de le réduire au maximum. Alors pourquoi mettre en place cette séance de lutte alors s’il y a un risque possible de blessure ? Nous pouvons parler d’intention éducative. Non pas vers la blessure mais bien, vers l’apprentissage de la gestion du risque et de la peur de ce risque. Cela va sans dire qu’il y a un lien majeur avec la santé, le contrôle de soi et bien d’autres choses. Ensuite, la prise de risque a donc aussi comme objectif que mes élèves contrôlent leur peur : ils vont sortir progressivement de leur zone de confort.

 

     La dimension affective est très importante puisqu’il y a le risque psychologique qui est très difficile à gérer pour nous, enseignant. Il ne se « voit » pas. Mais nous devons le comprendre et bien identifier les élèves qui le subissent. C’est justement ce qui se passe avec cet élèves-là qui à peur d’aller en récréation. Il sait que je serais extrêmement vigilant et que je ne laisserai personne recommencer à lui faire du mal. Il a confiance en moi. Cependant, c’est la peur qu’il ressent face au fait de sortir dans la cour, qui le domine pour l’instant. Nous verrons en conclusion que ce n’est plus le cas maintenant. Revenons au risque couru : mon but est que mes élèves soient face à une situation à laquelle ils n’ont pas l’habitude d’être confronté. C’est bel et bien le cas puisque mon élève à très peur d’aller dans la cour. Cela veut donc dire que la peur et donc, le fait de la surmonter, cette prise de risque, varie selon les individus puisque les autres élèves, dont certains vivant des fois une agression (notion d’agression est multiple ce n’est pas simplement ce faire casser la figure), ne vivent pas les choses de la même manière. Dès lors, il ne s’agit pas de le « jeter dans la cage au lions » en le forçant à aller en récréation mais, à l’aider à gérer sa peur (et de notre côté enseignants, faire en sorte que tous les enseignants soient concernés par tous les élèves).

 

     Maintenant que tout cela a été défini, il est important de parler de cette notion de risque. Je vais m’appuyer sur les définitions donné par Monsieur Brun pour étayer cette notion. Le risque dit subjectif est celui qui est liée directement à mon élève, comment il voit le risque d’aller en cours de récréation puis, comment mes élèves rentrent progressivement dans l’activité de lutte (différenciation nécessaire). Ensuite, le risque objectif est celui que je vais moi-même estimer. Pour l’expliquer simplement, en prenant l’exemple de cet élève-là, c’est le risque réel que mon élève risque de subir en allant en cours de récréation si nous, enseignants, ne réagissons pas. En effet, lors de la récréation, même en ce concentrant sur toute la cours, il y a toujours le risque de passer à côté d’agressions (toilette notamment ou je ne peux pas rentrer). Il y a donc un véritable risque que nous devons prendre en compte. Lors de la séance de lutte, quel est le risque objectif ? Plusieurs doivent être pris en compte. Notamment concernant la sécurité des installations et la vérification du matériel avant utilisation. Concernant le risque préférentiel, c’est le risque que prend mon élève. Par exemple, il a osé en parler à son maître, moi, mais aussi à ses parents. Il a donc déjà osé sortir de sa zone de confort. En faisant de la lutte, un des risques préférentiel observé est lorsqu’une élève a osé essayer d’attraper le foulard de sa camarade alors que la séance précédente elle n’avait pas du tout osé. Concernant le risque perçu, mon élève estime qu’il va être agressé s’il sort dans la cour de récréation. Qu’il sache que je vais empêcher cela ne change rien, la peur est présente. Il est sorti avec moi, dans la cours mais, il n’était vraiment pas bien. Toute cette évolution de son comportement c’est vu au long de la séquence de lutte.

 

     Concrètement donc, mes élèves vont apprendre et développer de nombreuses compétences. Ils acquièrent aussi des capacités propres à leur sécurité : apprendre à se protéger et à esquiver des coups, maîtriser une chute, mais aussi, sous le stress, arriver à gérer une confrontation face à un adversaire. Ainsi les jeux de lutte sont vraiment extrêmement intéressants pour aider mon élève à grandir face à cette épreuve mais aussi, pour permettre le bon développement de mes élèves. Pour conclure sur cette idée-là, rappellons qu’il est essentiel pour les élèves d’apprendre à se respecter : ils se serrent la main avant et après le combat, ils écoutent et respectent l’arbitre. Cette attitude permet également à un certain nombre d’élèves d’accepter leurs défaites face à leurs adversaires. L’apprentissage de la prise de risque se développe peu à peu : c’est le début de l’autonomie. Ils prennent conscience de leurs capacités et de leurs limites. Je les aide peu à peu à les surmonter. Nous pouvons parler de zone proximale de développement en science de l’éducation (ZPD). C’est, entre autre, mon rôle. Concernant mes élèves, il parait que la prise de risque est plus élevée chez les garçons. Ce n’est pas pour autant que je les observerai plus que les filles. Tous mes élèves doivent recevoir mon attention.

 

     Pour terminer avec cette idée de sécurité (bien qu’elle soit présente dans les autres parties), où mes élèves vont t’ils pratiquer ? L’activité a lieu dans une salle de sport comportant des tapis de lutte (tatamis) où des cercles rouges forment une limite (j’utilise ceux-ci comme zones de combat). Tous mes élèves sont en sécurité par rapport aux autres, aux murs et aux éléments extérieurs aux tapis. Avant toute séance, je vérifie les tatamis. Cela m’est permis car j’ai décidé de mettre l’EPS juste après la récréation. Ainsi, je peux vérifier moi-même le matériel. J’en profite pour inclure de temps en temps, un exemple de cas de dangerosité en levant un tapis par exemple. En effet mes élèves doivent faire le tour des installations avant de démarrer les activités. Sachant où j’ai créé un problème, je constate s’ils le voient ou non. Si ce n’est pas le cas, je leur montre et ils remédient au problème. Mes élèves se déchaussent et vont sur les tatamis pieds nus pour favoriser les déplacements et la détente. Cela concerne strictement l’EPS mais il y a aussi la sécurité et la santé.

 

2 - La lutte, un lien majeur avec la santé

 

     Un des objectifs particulier de l’école est l’éducation à la santé. Cela passe par le fait de favoriser « un état complet de bien-être physique, mental et social » (définition de l’OMS). Cette éducation à la santé ce fait notamment au cours d’EPS. J’aide mes élèves à développer une hygiène de vie, une éducation nutritionnelle adapté (je profite alors de mes connaissance acquissent au préalable dans mon parcours d’entraîneur sportif sur la nutrition et la psychologie de l’enfance). La lutte n’est pas considérée comme une activité à risque avec la nécessité d’un encadrement renforcé. Cependant, je fais bien évidemment attention au bien-être de chacun de mes élèves. En revanche, la lutte peut être un levier pour traiter de la lutte contre le harcèlement la maltraitance comme je le fais lors de cette séquence avec ma classe. Bref, mon enseignement, notamment en EPS va permettre à mes élèves de construire une attitude santé. Comment vais-je faire cela ? Mes élèves « apprennent à mieux se connaître, à mieux connaître les autres, tout en veillant sur leur santé » (programmes de 2008).

 

     Quel est alors mon objectif au niveau de la santé lors de cette séquence ? Mes élèves vont apprendre à gérer leur stress lors d’un contact physique. Ils apprendront aussi à utiliser leur énergie au bon moment. Ce qui de fait, permet de canaliser son énergie. Je veux aussi donner à mes élèves des moyens de se connaître. Qu’en est-il concernant le développement de l’enfant grâce à la lutte ? Au niveau des changements physiques ? Morphologiques ? Le lien est presque évident avec les termes de santé. Concernant le développement de la motricité, je m’appuierais sur les trois stades de Gallahue. Mes élèves ayant 7-8 ans, ils sont dans la phase de la motricité sportive ou aussi, motricité maîtrisé. Mon enseignement me mènera donc sur des considérations morphologiques, cognitives mais aussi psyco-socio-affectives. Ce dernier point se reflète principalement dans cette séquence de lutte. Comment est-ce que je mets cela en place ? Au niveau morphologique : je permets à mes élèves de développer leur coordination ce qui leur permet d’enchainer des actions efficacement. Au niveau cognitif : lors de la lutte et du travail avec foulard par exemple (jeu où il faut attraper le foulard de l’adversaire), mes élèves voient peu à peu des ouvertures pour l’attraper. Cela est permit par leur développement cognitif qui s’améliore de jour en jour. Enfin, concernant la partie psyco-socio-affectives : l’élève concerné ose de plus en plus faire la lutte. Lors de la première séance, il a refusé de se mettre avec quelqu’un alors qu’il fallait « seulement » attraper le foulard de l’adversaire. En revanche, j’ai réussi à le convaincre de le faire avec moi. Nous voyons ici la confiance envers son maître et la peur des autres (ses camarades de classe pourtant). Peu à peu je vois chez lui, et les autres bien évidemment, cette volonté de s’intégrer au groupe et de valoriser ce même groupe. J’ai dès lors proposé un tournoi avec une autre classe pour les motivés. Concernant ce tournoi, il est important de comprendre que ce n’est pas la « « victoire » seulement qui est encouragé mais plutôt, l’acquisition de techniques pour réussir à attraper le foulard de l’adversaire. Ensuite, avec l’évolution de l’activité, mes élèves se rapproche progressivement les uns des autres avec des exercices tel celui du « déménageur » (il faut porter à plusieurs leur camarade d’un point à l’autre). Enfin, grâce à la pratique de la lutte, mes élèves vont développer 4 types de ressources importantes : bio mécanique, bio affective, bio énergétique et bio informationnelle. Je ne vais pas les développer pour éviter de sortir de notre étude mais, il faut savoir que la lutte permet de nombreux développement chez mes élèves.

 

     En lien avec la santé, nous pouvons constater que mes élèves vont développer aussi dans cette séquence l’autonomie et des habiletés d’ordre méthodologiques : s’échauffer seul, vérification du matériel et du lieu de pratique, contrôle de sa respiration, gestion du stress, … C’est important car cela aura des répercussions sur leur vie future. Ils développent aussi la notion de responsabilité : responsabilité et autonomie car je fais accéder mes élèves à des valeurs sociales et morales. En parlant de responsabilité, c’est moi, enseignant, qui suit responsable en permanence de mes élèves lors de cette séquence.

 

     Petit retour historique, pour conclure avec cette partie, Monsieur Brun replace l’EPS et la santé dans leur contexte. Nous constatons qu’en 1941, le maréchal Pétain défend l’idée de « rééquilibrage entre l’homme et la nature » qui vise régénération de l’individu qui est « ramoli » par l’éducation livresque. Aujourd’hui, il est vrai que le terme « ramoli » peut définir le statut de beaucoup de nos élèves. Ils ne sont pas tous en train de courir pendant la récréation. Pour ma classe en tout cas, sur 22 élèves, il y en a cinq à dix qui sont continuellement assis dans la cours ou reste sans bouger dans un coin. La pratique sportive est donc extrêmement importante et la lutte permet d’ouvrir l’esprit de nos élèves à de nouvelles pratiques. Donc le terme « ramoli » n’est pas à mettre en lien avec l’éducation livresque mais bien, avec la vie de mes élèves et leur santé !

 

3 - La lutte, instrument interdisciplinaire qui relie différentes disciplines pour le bon développement de l’enfant

 

     Tout d’abord, qu’est-ce que l’interdisciplinarité ? C’est la coopération entre plusieurs disciplines, au service les unes des autres, pour atteindre un objectif précis. Il y a en effet un lien entre l’EPS et la Découverte du Monde avec les caractéristiques du vivant. Il y a aussi un lien entre l’EPS et l’Instruction Civique et Morale (ou Education Morale et Civique) avec l’éducation à la santé et l’éducation à la sécurité (se référer aux BO de 2008 et de 2012). Donc l’enseignement des APS pour les élèves de 3 à 11 ans n’est pas une composante à prendre comme telle. Il faut la lier avec les autres disciplines de l’enseignement. Un autre exemple est le lien avec la « maîtrisé de la langue français » qui se pratiquera lors des consignes en lutte mais surtout lors de l’arbitrage fait par les élèves. Cela entraîne aussi un lien avec les débats puisque certains élèves vont contester l’arbitrage. Cela crée donc aussi un lien avec l’idée de coopération. Je pourrais vous citer comme ça des dizaines d’exemples qui se lient entre eux. C’est inutile. Ce qui est nécessaire, c’est de comprendre les liens entre les disciplines qui s’entremêlent ensemble : c’est le cadre de la conception et la mise en œuvre de l’éducation physique et sportive à l’école élémentaire.

 

     Concernant ma place de professeur des écoles, le référentiel de compétences me permet de mettre en place cette séquence en lutte en lien direct avec la santé et la sécurité. En effet, je dois connaître les élèves et les processus d'apprentissage (utilisation de la séquence en lien avec les besoins de mes élèves et cela permet aussi de favoriser mon enseignement). La prise en compte de la diversité de mes élèves et aussi un point majeur puisque je ne commence pas directement par une activité avec contacts. J’accompagne donc mes élèves dans leur parcours de formation en agissant en tant qu’éducateur responsable et selon des principes éthiques.

 

     Quelques mots concernant l’évaluation me semble intéressant à ajouter : pourquoi j’évalue ? Étant donné que cette séquence découle du problème rencontré par un de mes élèves, qui vais-je évaluer ? Je vais bien évidemment évaluer mes élèves car je n’ai pas fait cette séquence pour un seul élève mais bien, pour toute ma classe. Comment j’évalue ? J’ai évalué tout au long de ma séquence l’évolution de mes élèves. Qu’est-ce que j’évalue ? J’évalue l’évolution de mes élèves, ce qu’ils ont réussi à faire en partant de leurs acquis précédent. Qui évalue ? Mes élèves et moi. En effet, l’arbitre défini le vainqueur mais c’est moi qui est capable de discerné la véritable évolution de mes élèves. A qui sert l’évaluation ? L’évaluation sert avant tout à vérifier les acquis de mes élèves. Le fait de le faire tout au long de la séquence est beaucoup plus ludique pour mes élèves. Il y a toujours un groupe observateur pour vérifier par eux même l’exercice mais aussi pour comprendre que c’est possible. De plus, je fais l’exercice avec mes élèves. Plusieurs compétences sont-alors développé. Au final, La compétence spécifique à atteindre dans cette séance sera de contrôler et maintenir son adversaire sur le dos pour obtenir le tombé. Cela implique donc à l’élève de contrôler et maintenir son adversaire pendant un temps défini pour pouvoir gagner, en acceptant le contact proche avec autrui et en étant efficace dans ses actions. Le défenseur quant à lui va se sentir en position de danger et devra se défendre en se libérant du contrôle adverse et revenir à plat ventre. De plus, mes élèves vont intervenir dans le rôle d’arbitre pour qu’ils interviennent de façon opportune en étant rigoureux et vigilent. Cependant, étant enseignant en CE1 et, au vues des difficultés de certains de mes élèves à contrôler leur peur du contact, je ne travaillerais, concrètement, cela que bien plus tard dans ma séance puisque je dois d’abord permettre à mes élèves une entrée progressive dans l’activité.

 

     Tout au long de cette étude, vous avez pu constater que le fil conducteur est la lutte mais, chaque nouvelle idée nous confronte à d’autres disciplines. L’interdisciplinarité est ici une réalité effective. Il est impensable de faire une séquence sur la lutte en CE1 sans mettre tous ces liens en rapport. C’est justement ce que nous demande le référentiel de compétence du professeur des écoles. Les Instructions Officielles de 2011 présente l’EPS comme le moyen de développer de bonnes habitudes de vie. Cet enseignement doit aussi contribuer à une éducation nutritionnelle. La pratique de mes élèves permet de lutter contre la sédentarité et contre l’obésité. En tant qu’enseignant, je peux leur transmettre certaines valeurs mais surtout, habitudes, qui vont permettre à mes élèves, futurs adultes, de ne pas tomber dans ce cercle vicieux. Nous allons donc voir, en lien avec cette séquence d’EPS, différentes séquences en Instruction Civique et Morale (Education Morale et Civique) : santé, nutrition, hygiène, Les enjeux généraux de l’EPS sont la lutte contre la sédentarité, contre l’obésité, le surpoids mais aussi contre l’oisiveté. Tout cela aura un impact dans la vie future de mes élèves : désinvestissement social, ennui, productivité dans les entreprises moindre selon leur mentalité face à l’effort. Un constat face à la pratique de cette activité de lutte : cette pratique physique permet de canalisé la violence et agressivité de mes élèves. Mais aussi enjeu social de l’état, la lutte contre la délinquance. C’est donc un problème très actuel : leur pratique permet de développer une certaine maîtrise de l’attention. Notamment face aux enfants qui souffre d’hyperactivité (je ferais un article prochainement sur ce sujet si cela vous intéresse car j'ai des élèves dans ce cas là, je le vie donc au quotidien!).

 

Conclusion :

 

     Finalement, la lutte est bel et bien un instrument de gestion de la peur et du risque. Cette activité pratiqué par mes élèves est à mettre en lien majeur avec la santé. Mais aussi, c’est un instrument interdisciplinaire qui relie différentes discipline pour le bon développement de l’enfant. Grâce à cette pratique, j’aborderais diverses notions que mes élèves vont vouloir comprendre : comment respirer mieux (capacité respiratoire en découverte du monde du vivant) par exemple.

 

     Tous ces objectifs sont bien beaux mais l’objectif reste de devenir des citoyens responsables. Cet objectif et donc prévue progressif, sur du très long terme donc loin des préoccupations de nos élèves. Il n’est pas nécessaire pour l’élève de comprendre que c’est un « parcours citoyen ». En revanche, il est nécessaire de leur faire comprendre l’importance de la santé et de la cité. Cette politique actuelle très ambitieuse. Quoi qu’il en soit, il faut multiplier et simplifier les procédures d’enseignement pour faciliter l’approche de l’activité par les élèves et s’entourer de documents techniques spécifiques de l’activité et des processus didactiques. Un dernier mot sur la lutte qui est souvent mal enseigné par les enseignants : ce n’est pas une activité violente où les élèves vont ressortir tous blessé après chaque séance. Tout dépend de ce que nous, enseignant, en faisons. Enfin, la lutte est innée chez l’homme : elle ne s’apprend pas, mais se contrôle. Lutter est un acte naturel chez l’enfant.

 

     Pour conclure, j’aimerais préciser que si j’ai longuement parlé de l’exemple du jeu du foulard ce n’est pas pour dénaturer la séance de lutte. C’est pour bien transmettre la nécessité de prendre en compte la diversité de mes élèves et surtout, leurs besoins. C’est le rôle primordial, selon moi, du professeur des écoles. Enfin, mon élève n'a plus peur d'aller dans la cour et de jouer avec ces petits camarades. C'est une victoire quoi qu'il en soit !

 

Merci pour votre écoute, n'hésitez pas à débattre avec moi sur le sujet, je suis ouvert à vos commentaires

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